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Voici une grande nouvelle : la Bible avait donc besoin d’être démontrée par la science et les ordinateurs… Et les millions de Chrétiens de l’histoire, qui se sont contenté de la lire, de la méditer et d’y croire sans le secours de l’informatique (à ma connaissance, Jésus et ses disciples n’avaient pas de PC portable en bandoulière) n’ont donc rien compris, ou en tout cas pas tout compris ? Lorsque Jésus citait littéralement des passages de l’Ancien Testament, se doutait-il qu’il ne faisait que toucher la surface des choses, et que Dieu avait dissimulé des messages chiffrés sous les paroles qu’Il transmettait ? S’Il le savait, pourquoi n’en a t’Il pas parlé ? Et s’Il l’ignorait, Lui, la Parole incarnée, cela me paraît poser un sérieux problème théologique… Je hasarde ici une question : et si la résonance de cette thèse jusque dans certains milieux chrétiens montrait un besoin de preuve, révélateur justement d’une difficulté à croire en la Saine Doctrine ? Et pour ce qui est de se moquer de la Bible, j’ai l’impression que ce sont Drosnin et ses partisans qui ont donné le plus d’arguments pour cela aux incroyants, qui ne sont pas tous des têtes folles avides de sensationnel (voir ci-dessus la réaction typique de l’auteur d’un manuel de mathématique qui réfute le Code Secret, et en conclut que la Bible n’a aucune valeur prophétique). J’en viens même à me demander si cela –le discrédit complet de la Parole de Dieu– n’est pas un des objectifs cachés de toute cette entreprise. Et puis, bon sang, de quelle démonstration parle-t-on ? Celle d’une méthode permettant de lire l’avenir dans la Bible ? Si tel n’est pas l’objectif de Drosnin, dont les propos ci-dessus sont à cet égard extrêmement ambigus (il est vrai que ce brillant esprit, pour l’instant, a surtout prédit le passé), quelle est donc la valeur de la chose ? Et si tel est le cas, elle tombe sans équivoque sous la condamnation d’une myriade de versets qui condamnent toutes les pratiques divinatoires (je renvoie à la lecture de Lévitique19/26; Deutéronome 18/9:14; 2 Rois17/17; Esaïe 2/6; Jérémie 29/8; Apocalypse 21/8 et 22/15, Actes 13/8 :11, et sans doute beaucoup d’autres). Sans parler de cette perversion particulièrement subtile qui consiste à instaurer une « idolâtrie du texte » (je renvoie ici à Jean 5 /39:40).
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