Introduction
Introduction
La thèse de Drosnin
Le début du mensonge
Suite
Le fond du problème
Suite
Suite
Conclusion
 
Quelques commentaires sur les livres de Michael Drosnin consacrés au « Code Secret de la Bible »

En préambule et afin que les éventuels visiteurs de ce site soient fixés d’entrée sur l’auteur de ces lignes et son but, voici quelques mots de présentation. Je suis marié, père de famille, Chrétien et membre d’une Eglise protestante évangélique depuis plus de 13 ans. Ma foi repose sur quelques principes simples que je rappellerais volontiers ici (la Bible est d’essence divine, Jésus-Christ est le fils de Dieu comme l’atteste son sacrifice et sa résurrection, la repentance est à la fois nécessaire et possible pour tout homme…) mais cela n’est pas l’objet de l’exposé qui va suivre. Où alors d’une façon utilitaire, dans la mesure où le rappel de ces principes viendra soutenir l’argumentation. Mon propos est en fait de démontrer non seulement la parfaite inanité, mais bel et bien l’origine littéralement diabolique des livres cités ci-dessus.

Je m’excuse au passage pour le côté racoleur, presque vulgaire, de la première page de ce site. Cela m’a paru un mal nécessaire. J’ai récemment visité un site chrétien, fort bien conçu au demeurant, qui offre simultanément aux internautes (j’imagine dans un but de neutralité) une publicité pour un livre reprenant la substance du Code Secret, et quelques pages rédigées par une personne se présentant comme un mathématicien, refusant la moindre valeur scientifique à ce même Code Secret. Le premier document est consulté plusieurs fois par jour. Apparemment, le second ne l’est quasiment jamais. Cela m’a décidé, une fois mon travail terminé, à utiliser le même genre de ficelle que les professionnels de l’esbroufe et à concocter une couverture qui « accroche ». Le lecteur me pardonnera.

J’ai rédigé ces lignes tout en parcourant « Le Code Secret II », un des deux livres de Drosnin. Je me suis astreint à le faire sans éclater de rire (la chose n’est pas facile) ni trépigner d’énervement (là, par contre, j’avoue que je me suis quelquefois laissé aller). Par chance, cet ouvrage se lit très vite. C’est le seul hommage qui lui sera rendu ici : cette facilité de lecture n’est due qu’à sa complète vacuité intellectuelle, dont il faut reconnaître qu’elle est fort bien servie par un style d’une médiocrité sans nom. Mais la constatation de cette évidence s’accompagne d’une remarque inquiète : le succès foudroyant que « La signature de Dieu » a rencontré en librairie (et le fait que ses « thèses » soient aujourd’hui acceptées, reprises, défendues jusque dans certains milieux chrétiens) démontre également que sous la niaiserie du message se dissimule forcément un facteur de séduction de nature spirituelle, qui le rend particulièrement dangereux. Une explication triviale du style « Il y aura toujours des escrocs et des gogos » (les seconds assurant le train de vie médiatique et financier des premiers) ne saurait en effet, hélas, expliquer seule le succès d’un tel navet littéraire.

Je n’ai aucune prédisposition pour l’enseignement. La responsabilité liée à cette tâche aurait plutôt tendance à m’effrayer. Et quand bien même aurais-je du goût pour cela, la connaissance de mes faiblesses serait plutôt de nature à réfréner d’éventuelles ardeurs. Mais mon irritation face au phénomène (soyons honnêtes : je devrais dire mon envie de hurler) m’a poussé à prendre la plume pour exposer ce qui est, je crois, un point de vue biblique sur le sujet.

le code secret: du bidon
24/06/03